Ousmane Sonko, fera face, ce lundi, au Doyen des juges d’instruction, Maham Diallo. Ce dernier appréciera, selon son intime conviction, le dossier pour prendre une ordonnance. Il peut, ainsi, l’inculper et le placer sous mandat de dépôt, c’est-à-dire l’envoyer en prison, en attendant la suite de l’instruction, qui devra durer au minimum six mois, en vertu des dispositions de la loi pénale.
A noter que le juge peut accorder une liberté provisoire au maire de Ziguinchor en le plaçant sous contrôle judiciaire, une mesure assortie de diverses conditions. Dans ce cas, il devra se présenter une fois par mois devant le juge pour émarger, il ne peut sortir du territoire national sans l’autorisation du juge et il ne peut parler publiquement du dossier.
La troisième hypothèse, c’est la prise d’une ordonnance de non-lieu qui devra fermer le dossier à ce niveau.
A rappeler que le procureur de la République près le tribunal hors classe de Dakar a, en plus de ces deux infractions citées, a ajouté 5 autres lourdes charges contre le principal opposant et candidat déclaré à la prochaine présidentielle. Face à la presse, ce samedi, Abdou Karim Diop a déclaré que le ministre public qu’il représente a décidé de mettre en mouvement l’action publique. A cet effet, il a indiqué « M. Ousmane Sonko sera poursuivi pour appel à l’insurrection, association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté de l’Etat, complot contre l’autorité de l’Etat, actes et manœuvres à compromettre la sécurité publique et à créer des troubles politiques graves, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, mais également de vol à l’arraché ».