Le Sénégal a fait des progrès impressionnants en matière de réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile, comparé à ses voisins d’Afrique de l’Ouest.
Les indicateurs de santé reproductive au Sénégal montrent des améliorations notables, avec une réduction du taux de mortalité maternelle de 236 à 153 décès pour 100.000 naissances vivantes entre 2017 et 2023. Ces chiffres ont été fournis hier par Docteur Mariétou DIOP, médecin de santé publique (DSME), à l’occasion d’un atelier de dissémination du plan stratégique de la Santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des Adolescents et des Jeunes et de la Nutrition (SRMNIA-N) 2024-2028 et des documents phares de la DSME (PANBPF) 2024-2028.
Cet atelier, qui a regroupé les journalistes en Santé, Population et Développement, a pour objectif de renforcer la sensibilisation sur les questions liées à la santé de la mère et de l’enfant afin d’insuffler un changement de comportement positif au niveau individuel, communautaire et de la société. « La mortalité maternelle est plus élevée dans la région de Kédougou. La première cause de mortalité maternelle est due à l’hémorragie post-partum (après accouchement) », a-t-elle révélé.
Baisse de la mortalité infantile et infanto-juvénile
Les résultats montrent également une réduction significative de la mortalité infantile et néonatale. La mortalité des enfants de moins de cinq ans est passée de 121‰ en 2005 à 40‰ en 2023. La mortalité des enfants de moins d’un an a chuté de 61‰ à 31‰, et celle des nouveau-nés (moins de 28 jours) est passée de 35‰ à 23‰. « Les zones les plus touches par la mortalité néonatale sont : Sédhiou, Kolda. La première cause de mortalité est la prématurité », a souligné Mariétou Diop de la DSME. Ces avancées témoignent des efforts pour améliorer les conditions de vie et les soins de santé des enfants.
Soins prénatals et postnatals
97% des femmes ayant eu une naissance vivante ont bénéficié de soins prénatals dispensés par un professionnel qualifié. De plus, 92% des accouchements ont eu lieu dans des établissements de santé et 83% des femmes ont reçu des soins postnatals dans les deux jours suivant l’accouchement, indiquant une amélioration notable de l’accès aux soins maternels.
Réduction de la fécondité au Sénégal
Il est aussi noté une baisse significative de la fécondité. Le nombre moyen d’enfants par femme est passé de 5,3 en 2005 à 4,0 en 2023. Cette tendance est le résultat des efforts de sensibilisation et de l’amélioration des services de planification familiale. L’adoption croissante des méthodes contraceptives a également joué un rôle clé.
68% des femmes ont effectué au moins quatre visites prénatales en 2023
La proportion de femmes ayant réalisé au moins quatre visites prénatales (CPN4) est passée de 47% en 2012-2013 à 68% en 2023. La couverture des visites prénatales précoces (CPN1) a également progressé, passant de 56% à 71% sur la même période. Ces progrès permettent de détecter et de gérer les complications de la grossesse plus tôt.
G E NDIAYE